Le marché du travail brésilien doit relever le défi de devenir plus compétitif dans un environnement commercial mondialisé, dynamique et sans frontières (notamment en raison du commerce électronique). Dans cette bataille, les charges sociales sont parmi les points d’attention les plus importants pour les entreprises, car elles rendent la production nationale plus coûteuse par rapport aux pays dont la législation est plus souple.

Les charges sociales ont un impact important sur le coût de la main-d’œuvre, limitant l’embauche, réduisant la production et, par conséquent, affectant la relation entre les coûts et les revenus. Cette charge est, en fait, l’une des plus importantes de ce que l’on appelle le « coût du Brésil », qui implique également des distorsions dans le système fiscal, une législation du travail obsolète, des infrastructures logistiques et technologiques dépassées et des coûts financiers élevés.

Mais que sont les charges sociales et quels sont leurs taux respectifs ? Quelles sont les différences entre les charges sociales et les charges salariales ? Quel impact ces obligations ont-elles sur votre entreprise ? Vous pouvez trouver les réponses à ces questions et à d’autres dès maintenant.

Que sont les charges sociales ?

Avez-vous ou avez-vous l’intention de réaliser le rêve de créer une entreprise ? Il est ensuite crucial de savoir combien coûte la main-d’œuvre que vous allez employer. Et cela passe directement par la compréhension de ce que sont les charges sociales.

Il s’agit de frais accessoires à la masse salariale qui profitent indirectement au travailleur, ayant pour base légale la Constitution fédérale, la Consolidation des lois sur le travail (CLT) et les conventions collectives de travail.

Un employé embauché a des coûts directs et indirects. Alors que les premières font référence aux charges salariales (telles que les vacances, le 13e salaire, les primes et les heures supplémentaires), les secondes ne sont pas payées directement au salarié, bien que leur but ultime soit d’assurer une protection (sécurité sociale, accident, chômage, etc.).

Au Brésil, les charges sociales et du travail augmentent d’environ 109,75 % le coût du salaire de chaque employé, une caractéristique qui nécessite une planification financière, notamment pour le recrutement et le maintien des employés, en réduisant autant que possible la rotation dans les entreprises (plus la rotation est élevée, plus les charges sociales et du travail sont importantes).

Cette charge annuelle (variable selon le taux de rétention des talents) renforce la nécessité de penser la qualité de vie et la satisfaction des employés comme des facteurs stratégiques pour la pérennité de l’entreprise.

Quelles sont les principales charges sociales ?

Les principales charges sociales sont :

Institut national de la sécurité sociale (INSS)

Le budget de la sécurité sociale (OSS) soutient les investissements publics en matière de sécurité sociale, d’aide sociale et de santé. Ce budget est financé par tous les Brésiliens, y compris les entreprises, qui doivent percevoir mensuellement 20 % de la valeur totale de leur masse salariale (Contribuição Patronal Previdenciária – CPP).

Par rémunération, on entend tout revenu versé à quelque titre que ce soit, pour autant qu’il soit habituel. C’est-à-dire que les primes, les gratifications et même les pourboires entrent dans ce compte ! Seuls les gains inhabituels des employés, tels que la participation aux bénéfices (PLR), sont exclus.

Les micro-entreprises (ME) et les petites entreprises (EPP) inscrites au Simples Nacional sont exclues de cette obligation. Ils ne paieront qu’une seule taxe (selon des aliquotes proportionnels à la facturation, conformément aux annexes de la loi complémentaire n° 123/2006). Cette taxe unique remplace les taxes suivantes IRPJ, IPI, CSLL, PIS, COFINS, ICMS, ISS et, bien sûr, CPP.

Le micro-entrepreneur individuel (MEI) est également soumis à un régime différent, et ne doit payer que 11% sur la masse salariale (3 et INSS 8 et FGTS) pour les charges sociales.

Fonds de garantie du temps de service (FGTS)

Le FGTS est une sorte de compte d’épargne ouvert au nom du travailleur à la Caixa Econômica Federal. Les dépôts doivent être effectués par l’employeur avant le 7e jour de chaque mois dans le pourcentage de 8 du salaire.

Beaucoup d’entreprises commettent l’erreur de ne pas comprendre quels sont les fonds qui servent de base à l’évaluation du FGTS : le pécule de vacances, la prime de 1/3, les heures supplémentaires et les primes (équipe de nuit, risque sanitaire et travail dangereux) doivent être calculés aux fins de ces dépôts mensuels.

Bien que le gouvernement utilise la somme des ressources déposées pour des investissements dans le logement populaire, l’assainissement de base et l’infrastructure urbaine (oui, l’argent ne reste pas gelé dans la Caixa), le travailleur a le droit de retirer les montants sur son compte lié lorsqu’il est licencié sans motif valable.

Bien que lourdes pour les entreprises, l’utilité de ces charges sociales devient évidente surtout en temps de crise, comme nous le vivons avec la pandémie du nouveau coronavirus.

Le gouvernement a récemment autorisé le retrait d’un maximum de 1 045 R$ (un salaire minimum) du FGTS afin d’injecter des fonds dans l’économie (35 milliards de R$) et d’aider 60 millions de travailleurs qui ont perdu leur revenu ou se sont retrouvés au chômage.

GILRAT

Le GILRAT finance la retraite spéciale et les prestations découlant des risques du travail (indemnité de maladie et retraite pour invalidité). Contrairement aux autres charges sociales, cette contribution n’est due qu’aux entreprises dont les activités présentent un risque pour le travailleur.

Ces taux peuvent encore être majorés de 12 %, 9 % ou 6 % si l’activité exercée par les salariés donne lieu à une retraite spéciale, respectivement après 15, 20 ou 25 ans de cotisation. Le but de ce « GILRAT supplémentaire » est de partager avec les employeurs les risques du gouvernement dans l’augmentation du coût de la sécurité sociale.

Salaire de l’enseignement

Destiné à financer des programmes axés sur l’éducation de base, le salaire d’éducation doit être perçu en appliquant 2,5 % sur la rémunération totale des entreprises (sauf MEI, ME et EPP). Parmi les charges sociales, le salaire d’éducation est l’une des plus récentes, créée en 1996 et la seule en dehors du financement de la sécurité sociale.

Contribution au système S

Le Système S est un ensemble d’entités corporatives créées dans le but de stimuler la formation professionnelle et l’assistance sociale. La cotisation doit être perçue sur la masse salariale totale (à l’exception des IME, des ME et des EPP).

Comment ces charges affectent-elles une entreprise ?

Selon des études, les charges sociales représentent à elles seules une augmentation de 45 % du coût total du travail au Brésil. Pourtant, comme vous l’avez compris, l’existence de ces ressources est cruciale pour réduire les inégalités, stimuler les investissements dans l’éducation et protéger la population en cas d’invalidité, de retraite, etc.

Toutefois, compte tenu de son coût élevé, les effets de ses valeurs dans les organisations doivent être étudiés avec soin. Comprenez-le mieux ci-dessous.

Maintenance de l’entreprise

Avec un coût supplémentaire de plus de 100% sur chaque travailleur, le « prix » de chaque employé devrait toujours être analysé en considérant non pas son salaire, mais cette charge totale mentionnée ci-dessus. Cette vision globale est essentielle pour que l’entreprise ait une viabilité financière à long terme.

Le poids de la bureaucratie

Des coûts de main-d’œuvre plus élevés impliquent un univers de contributions qui détournent l’attention de l’entrepreneur de son activité principale. Son enterrement dans des obligations administratives, fiscales et d’impôts entraîne la nécessité d’avoir un plan d’affaires complet, qui prévoit cette « dépense » d’énergie avec de telles contributions dès le premier jour.

Planification des RH

Comme mentionné ci-dessus, plus le taux de rotation est élevé, plus le coût des charges sociales est important, d’où la nécessité de mettre en œuvre des politiques de satisfaction des entreprises pour retenir les employés. Il est essentiel de disposer d’une structure de progressions, de programmes d’incitation et d’avantages (plan dentaire, plan de santé, etc.).

Investissement dans l’informatique

Les coûts élevés liés à chaque employé nécessitent des investissements dans l’automatisation afin de réduire la dépendance humaine dans les processus de l’organisation.

S’informer sur les cotisations de sécurité sociale est donc un acte responsable et sûr qui doit être planifié très soigneusement. Avez-vous compris ce que sont les cotisations de sécurité sociale, à quoi elles servent et quels sont leurs taux ?